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Episode 10
"Videotron"
(le grand tournoi)
(6/6)

         Non loin de là, Christophe avait suivi toute la scène par l’intermédiaire des caméras de surveillance du championnat.
Christophe : « Non, il fait ça pour te mettre en colère. Il n’est responsable d’aucun de ces incidents. Ce qui m’est arrivé aurait dû te mettre la puce à l’oreille : c’est Jérôme et les Power Men les seuls responsables. Je dois le prévenir avant qu’il ne fasse quelque chose qu’il regrette plus tard. »
Jean-Noël : « Mais comment, nous n’avons pas le droit de nous rendre sur l’aire de jeu ; et toutes les fréquences radio sont encore brouillées. »
Christophe : « Il faut prévenir la police. »
Jean-Noël : « Non !! Personne ne doit connaître nos pouvoirs. »
Christophe : « Alors Cyril risque de tuer Bruno, si personne n’intervient ! »
 

     Les trois équipes arrivèrent simultanément dans la salle du trône.
Grégoire : « Nous avons le cristal bleu. »
Frédéric : « Et nous le jaune ! »
Vincent : « Avec Cassi, on n’a pas réussi à mettre la main dessus. Il n’était pas à l’endroit habituel ?? »
Romain : « C’est cela que vous cherchez ? », dit-il en montrant le cristal rouge.
Fréderic : « Nous devons le leur prendre. L’équipe qui la première entre dans la dernière zone de jeu grâce aux cristaux, gagne 5000 points. »
Antoine : « Vous allez nous remettre vos cristaux sans broncher ; sinon vos amis iront faire trempette !! »
     Et il abaissa un levier qui ouvrit le panneau central de la pièce pour laisser apparaître Stéphane, Laurent, Cyrille, Antony et Xavier ; pendu au dessus du menaçant chaudron rempli de la mixture verte.
Antoine : « Donnez nous les cristaux ; sinon vos amis y passent. »
Xavier : « Ne l’écoute pas ! On s’en sortira. » Et un cyborg le frappa à l’estomac pour qu’il cesse de parler.
     C’est à cet instant que Dovak s’adressa à ses hommes :
Dovak : « Je ne vous ai pas confié cette mission pour vous amuser. Reprenez les cristaux et partez pour l’aire finale de jeu. N’oubliez pas que vous devez gagner ce championnat pour que l’on puisse envahir Tokyo. »
Antoine : « Bien chef. Romain, récupère les cristaux. Nous avons du travail. Bruno, tu peux revenir. Nous avons les cristaux. », dit-il dans son micro à Bruno.
 

Bruno : « Pas tout de suite, j’ai une affaire à régler avec Cyril. »
Cyril : « Vous n’êtes qu’une bande de meurtriers. Vous attaquez toujours en traître. »
     L’énergie de Cyril augmentait toujours. La confrontation des deux énergies avait déclenché un fort vent et des nuages orageux et menaçants se formaient au dessus du château.
     Bruno fut le premier à s’élancer. Un combat sans merci au corps à corps s’engagea. Le coup fut d’une telle intensité, qu’une onde de choc se répandit sur toute la surface de jeu.
 

Sébastien : « C’était quoi, ça ?!!? »
     Antoine profita de cette diversion inattendue pour se saisir du cristal jaune. Sous l’effet de surprise, c’est Lionel qui , à son tour se fit dérober le cristal bleu par un des cyborgs de combats.
Mathieux : « Merde, ils possèdent les trois cristaux. Il faut les empêcher d’atteindre la porte qui mène sur l’aire finale de jeu. »
Romain : « Vous n’en ferez rien. Pendant que nous serons la seule équipe à pénétrer l’aire finale de jeu, vous serez anéantis par nos cyborgs de combats. »
     A ces mots, des cyborgs de combat sortirent du sol, et rejoignirent les autres déjà présents et nombreux.
Stéphane : « Eh, ne nous oubliez pas. J’ai pas envie de rôtir ici. »
Laurent : « Je commence à avoir le sang qui monte à la tête. »
Xavier : « Sortez nous de là. Avant qu’on ne puisse plus les rattraper !!! »
 

     Cyril et Bruno se livraient un combat sans merci de la violence de l’éclair et la force de la tempête. Les yeux de Cyril exprimaient toute la colère du monde, Bruno avait obtenu ce qu’il voulait : un combat en face à face.
     Les deux camps semblaient de forces égales. L’affrontement était terrible, Cyril ne se contrôlait plus et la force de ses attaques ne cessait d’augmenter. Bruno, sous le coup de ses assauts répétés, ne faisait maintenant plus que se protéger et ne ripostait plus.
Cyril : « Tu faiblis !! »
Bruno : « Ne t’apitoie pas sur mon sort. »
     Mais de cette fin de phrase, seuls quelques râles sortirent avec difficulté de la gorge de Bruno. On pouvait lire dans ses yeux de la surprise mêlée d’étonnement. Cyril, en un instant, c’était approché de son adversaire et lui avait porté un coup d’une extrême violence dans l’estomac.
Bruno : « Pourquoi ? Pourquoi avoir retenu ta force jusqu’à présent ? »
Cyril : « Merde, qu’est ce que j’ai fait ??!!! »
     Cyril semblait s’être réveillé d’une sorte d’hypnose. Son ami s’effondra au sol, inconscient. Du sang coulait de ses lèvres.
Cyril : « Bruno, réponds moi. Bruno !!! », Cyril avait un peu relevé son ami et le tenait entre ses bras.
Bruno : « Cyril, pardonne moi. Je t’ai menti pour que tu te batte contre moi. Je voulais un duel à la loyale ; le l’ai eu et je l’ai perdu. »
     Il toussa subitement et du sang fut expulsé de sa bouche.
Bruno : « Dis moi pourquoi tu as retenu la force de tes coups tout au long de notre affrontement ? »
Cyril : « Je ne voulais pas cela. Je n’ai jamais voulu te faire de mal. »
     Et dans ses bras, son ami partit vers le rêve éternel. Un flot de larmes se mit à couler sur les joues de Cyril. Il poussa un cri plein de désespoir et de tristesse qui déchira le paysage et parvint jusqu’aux oreilles de tous les autres à l’intérieur du château.
 

Lionel : « C’était quoi ce cri ? »
Xavier : « Merde, quelqu’un vient de mourir. »
Romain : « Bruno a échoué. Vite nous devons partir. »
Laurent : « Dépêchez vous de nous libérer !! »
     Romain et Antoine profitèrent de l’agitation pour s’enfuir avec les cristaux. Mais dans la précipitation, laissèrent les montres que nos amis récupérèrent et Stéphane, Laurent, Cyrille, Antony et Xavier furent libérés de leurs liens. Stéphane était si heureux de retrouver le planché des vaches, qu’il en embrassa le sol.
Laurent : « Stéphane, ce n’est pas le moment de s’amuser. »
     En effet, les cyborgs de combats les encerclaient et les menaçaient de leurs armes.
 

Christophe : « Jean-Noël, appelle une ambulance. C’est Bruno, il est ... »
Jean-Noël : « Il ne faut pas te culpabiliser, tout ce qui arrive est la faute à Dovack. »
Christophe : « Oui, mais nous aurions pu éviter ce drame si nous étions intervenus », dit-il à voix basse pour que Jean-Noël ne l’entende pas.
 

     Pendant qu’une ambulance se rendait sur les lieux du drame, la bataille faisait rage dans la salle du trône du château.
Xavier : « Ces mouches nous ralentissent pour permettre à Antoine et Romain de fuir vers la zone finale de jeu. », dit-il en écrasant, à l’aide de ses deux mains jointes, la tête d’un cyborg de combat.
Cassi et Cyrille : « Giga-BAaaaalll !! »
     L’attaque de ces derniers eut l’effet d’une boule dans un jeu de quilles. Quatre cyborgs de combats furent réduits en miettes d’un seul coup.
Cassi : « Ça ne sert à rien. C’est un nouveau genre de cyborgs. »
Cyrille : « Les morceaux des robots détruits forment chacun d’eux un nouveau combattant. Plus on en détruit, plus il sont nombreux. »

     Soudain, l’un de ces androïdes envoya un rayon d’un type inconnu sur Stéphane.
Stéphane : « Merde, c’est quoi ce truc !! »
 

Christophe : « Un rayon tracteur. C’est la première fois que j’en vois un fonctionner. Je pensais qu’il n’était pas encore au point ! »
 

Stéphane : « Dégagez-moi de là, plutôt que de me regarder comme des abrutis. »
     Mais les autres n’eurent pas le temps de faire le moindre geste qu’un autre cyborg créa une porte AV. Mais celle-ci avait une lueur étrange.
Xavier : « Vite, il faut les arrêter, avant qu’ils ne l’envoient dans une dimension virtuelle. »
 

Jean-Noël : « Oh non. HoooO, non !! »
Christophe : « Quoi ? Qu’est-ce qu’il y a ? »
Jean-Noël : « Ils se trompent. J’ai analysé la structure de cette porte, et elle n’est pas ouverte vers les mondes virtuels. »
     Christophe regardait Jean-Noël sans avoir l’air de bien comprendre ce qui se tramait.
Jean-Noël : « D’après l’analyse que j’ai pu faire, elle ne conduit pas dans un des mondes virtuels ... Elle fait voyager dans le temps. »
 

     La porte se tenait là, sur le sol, béante, prête à accueillir sa proie. Stéphane, toujours pris dans le rayon tracteur, était maintenu au dessus du sol et de la porte.
     Distraits par le destin horrible qui attendait Stéphane, nos amis furent attaqués par surprise par les cyborgs et mis hors de combat en quelques minutes. Puis, fatidiquement, le rayon tracteur fut interrompu et Stéphane tomba dans le trou créé par la porte.
     Le cri de désespoir de Stéphane s’estompait au fur et à mesure qu’il tombait dans le trou, jusqu’à ce que sa voix soit imperceptible.
Laurent : « Vite, allons lui porter secours. »
Xavier : « Non », dit t’il d’un air grave. « J’ai un mauvais pressentiment. Si nous entrons dans cette porte, nous ne reviendrons jamais !! »
     Ce dernier regardait Laurent d’un air inquiet.
 

Christophe : « Laurent, ici Christophe. N’entrez pas dans la porte. Elle ne mène pas vers les mondes virtuels, mais fait voyager dans le temps. Nous ne savons pas comment ils maîtrisent cette technologie, mais si vous y pénétrez, nous ne sommes pas sur de vous retrouver un jour. »
Jean-Noël : « Ça y est !! Christophe, j’ai repéré Stéphane. Il a été envoyé dans le futur ; en 2513. ... Il est en vie, ses signes vitaux sont normaux. »
 

Laurent : « Ouf. Tant mieux pour lui. »
Xavier : « C’est pas le moment de rêvasser. Les robots sont de plus en plus nombreux et ils nous encerclent. »

     A ce moment là, une énorme déflagration secoua le château tout entier.
     C’est Cyril qui venait de pénétrer les lieux. Il semblait serein et furieux à la fois. Une douce énergie bleue entourait son corps. Il marchait d’un pas tranquille et décidé vers la salle du trône.
     Cyril arriva dans la salle du trône avec un calme étrangement inquiétant.
     Les cyborgs de combat, lorsqu’ils l’aperçurent, se précipitèrent sur lui pour tenter de le stopper, mais ils étaient littéralement désintégrés à son approche.
Cyril : « Dépêchons nous. Nous n’avons plus beaucoup de temps, ils se rapprochent de la zone finale de jeu. »

     Tous suivirent Cyril, ils marchaient d’un pas décidé, telle une armée partant au combat pour libérer les siens.
     Ils ne mirent pas beaucoup de temps pour rejoindre Romain et Antoine. Ils se trouvaient là, à quelques dizaines de mètres devant eux. Ils couraient en surveillant derrière eux, comme des animaux traqués lors d’une partie de chasse.
Romain : « Nous y sommes presque. »

     Mais trois silhouettes se dessinaient au loin au fur et à mesure qu’ils se rapprochaient de la porte. Trois superbes filles se tenaient là. L’air apparemment intéressé par les trois cristaux.
     La première, dont le costume était de la couleur d’un lion s’adressa à lui :
« Salut mon poulet. Qu’ils sont beaux tes cristaux. Je peux les regarder ? »
Romain : « Va te faire voir. »
     Sitôt qu’il eut fini sa phrase, la fille habillée telle un tigre se jeta sur lui et avec la rapidité et le silence d’un félin le griffa sur le torse, les deux bras et la cuisse gauche avant de s’emparer des cristaux.
Antoine : « Sale vipère, viens par ici que ... »
     Mais, la fille habillée en panthère ne lui laissa pas le temps de finir sa phrase, qu’il se retrouvait dans le même état que son équipier, et évanoui au sol.
 

     Lorsque nos amis arrivèrent sur les lieux, ils trouvèrent Antoine et Romain, étendus sur le sol, leur costume en lambeaux, du sang coulant des diverses plaies sur le corps.
Laurent : « Qui a bien pu les mettre dans un état pareil ? »
Sébastien : « Je ne sais pas, mais je n’aimerais pas être à leur place. »
     Xavier examinait avec attention les corps des deux blessés, mais ne semblait pas trouver ce qu’il cherchait.
Xavier : « Ils n’ont plus les cristaux. Les personnes qui les ont attaqués doivent les avoir. »

     Au pas de course, ils se rendirent dans la salle contenant la porte menant à la dernière zone de jeu. Les trois filles étaient là et semblaient attendre nos amis.
Mathieux : « Qui êtes-vous ? », leur demanda t’il.
     Celle qui semblait être la chef, au look de lionne, lui répondit :
Cristal : « Nous sommes les Félina. Je suis Cristal, la lionne. Et voici mes amies ; Sharon, la tigresse et Angel, la panthère. »
Angel : « Nous vous surveillons depuis longtemps, et nous trouvions qu’Antoine et Romain n’étaient pas très bon joueurs. »
Sharon : « Nous les avons donc éliminés de l’équation. »

     Tous les Cybers Fighters étaient en admiration devant ces filles si félines et si sensuelles. Seul Xavier restait perplexe et leur demanda :
Xavier : « Qu’est que vous voulez ? »
Sharon : « Nous sommes les seules filles de ce championnat. Nous voulons donc un combat à la loyale pour vous prouver que nous sommes aussi bonne que vous. »
Angel : « Il est injuste que nous soyons si peu à participer. »
Cristal : « Les jeux vidéo ne sont pas l’apanage des hommes. Les filles sont aussi bonne qu’eux. Il faut seulement leur donner l’occasion de prouver leur valeur. »
Angel : « Nous vous attendons sur l’aire finale de jeux. Mais faites vite. »
Sharon : « Il ne peut y avoir que trois équipes françaises qui participeront au championnat mondial à Tokyo. »

     Effectivement. Nos amis étaient maintenant répartis en cinq équipes (avec l’arrivée de Paris VIII) et les Félina portaient les nombres d’équipes à six ; ce qui signifiait que trois équipes allaient être éliminées. Les filles avaient déjà pénétré sur l’aire de jeu ; nos amis allaient s’élancer sur l’aire de jeu quand Laurent s’adressa aux autres.

Laurent : « Moi, j’arrête. Je pars à la Surf Mobile pour essayer de retrouver Stéphane. Antony n’a qu’à aller avec Xavier. Cela fera déjà une équipe de moins, les Stones Bears sont hors combat ; ils ne vous restera plus que les Félina à éliminer. »
Xavier : « Ok, si Antony est d’accord. Nous serons donc trois équipes. »

     Laurent était pressé de savoir exactement ce qu’il en était pour son ami. Il courait à vive allure sans être essoufflé, tellement il était inquiet pour Stéphane. C’est donc les trois équipes des Pixmen, des Sex Surfeurs et de Pairs VIII qui pénétrèrent sur l’aire finale de jeu.

     L’endroit ressemblait à une forêt du moyen-âge. Il n’y avait ni bruits provoqués par l’homme, ni pollution dans l’air. On n’entendait que les cris des animaux et le vent souffler doucement dans les branches des arbres.
     Nos amis s’étaient séparés et chacun d’eux était sur ses gardes, l’arme à la main.
     Mathieux avançait prudemment dans la forêt qui devenait plus épaisse au fur et à mesure qu’il s’y aventurait. Il faisait de plus en plus sombre aussi, du fait de l’épaisseur de la végétation qui en s’épaississant empêchait le soleil de passer.
     Il fut alerté par un bruit derrière un buisson. Comme des feuilles froissées. Notre ami s’avança doucement jusqu’au fourré et en écarta doucement les feuilles. Lorsqu’il vit ce qui ce cachait derrière, c’est de la peur que l’on pouvait lire sur son visage. Plusieurs Cyborgs de combat et des monstres de sprites se tenaient là, prêts à fondre sur leurs victimes.
     Pris de panique, il se mit à crier et à courir vers la sortie de la forêt. C’est à bout de souffle qu’il rejoignit les autres, marchant dans une clairière.

Lionel : « Qu’est ce qui t’arrive ? », demanda t’il à son ami, en le voyant si effrayé.
Sébastien : « On dirait que tu as vu un fantôme !! », rétorqua t’il d’un ton moqueur.
Mathieux : « Dans la forêt, je suis tombé sur les troupes de Dovak. Ils devaient être une vingtaine. »
Xavier : « Partons d’ici. Cet endroit est un véritable coupe gorge. »

     C’est à cet instant que les Félina profitèrent de la situation pour apparaître, menaçant nos amis de leurs griffes acérées.
Cristal : « Alors, les mecs. Prêt pour votre défaite ? »
Xavier : « Une seconde, l’armée de Dovak est sur le point de nous tomber dessus. Ce n’est pas le moment de nous affronter, nous devons au contraire nous entraider. »

     Mais la conversation fut stoppée net. La terre se mit à gronder et le sol s’entrouvrit. Des entrailles de la terre, jaillirent des flammes dévastatrices venues tout droit des enfers et avec elles une kyrielle de sprites négatifs.
     Tous dégainèrent presque simultanément leurs pistolets laser. A la grande surprise des Cyber Fighters, les Félina et l’équipe de Paris VIII possédaient des médaillons de la source.

Mathieux : « Vous possédez les pouvoirs de la source ? » demanda t’il à Cristal.
Cristal : « Macho, on dirait que ça te surprend qu’une fille puisse avoir les mêmes pouvoirs que toi ?!! »
Mathieux : « Non !! Je pensais qu’il n’existait qu’une seule source. »
Sharon : « Nous pensions la même chose, figure toi. »

     Xavier éclata un cyborg qui tentait de s’approcher de nos amis en pleine dispute,
Xavier : « Alors, fini de se disputer. Mathieux, on a pourtant découvert que les sources étaient très nombreuses sur terre, donc que nous n’étions pas les seuls à avoir les pouvoirs. Et vous les Félina, arrêtez de sortir vos griffes dès qu’un homme parle. »
Cyrille : « Xavier, un Master approche. »
     (Les Masters sont des généraux d’armée de sprites négatifs de Dovak.)
Lionel : « Regardez moi la taille de ce monstre. Il doit bien faire dix mètres de haut. »
 

     Pendant ce temps, Laurent arrivait à la Surf Mobile. Lorsqu’il pénétra dans le véhicule, Christophe surveillait nos amis sur l’aire de jeu et Jean-Noël s’acharnait sur ses ordinateurs pour essayer de trouver une solution pour Stéphane.
Laurent : « Alors, des nouvelles de Stéphane ? »
Jean-Noël : « Il a été envoyé dans le futur et il est en vie, mais on ne sait rien de plus. »
     Soudain, Christophe s’affola.
Christophe : « Oh bon sang, le monstre. »
     Laurent regarda sur le moniteur et vit la chose menaçante s’approcher de nos amis qui restaient là sans réaction, ne sachant que faire face à ce colosse.
Laurent : « Je connais ce monstre. Eh, Xavier. Concentrez vos faisceaux laser dans son oeil. C’est son unique point faible. »
 

Xavier : « Compris. Vous avez entendu vous autres. Feu à volonté. »
     Le tir croisé de tous les lasers était si puissant que l’oeil du monstre explosa. Mathieux qui se trouvait le plus proche de la créature fut, couvert des pieds à la tête de son sang bleu. On pouvait voir du dégout dans son regard.
Sébastien : « Il est encore en vie. Lionel, Cassi et Cyrille avec moi. »
     A eux quatre, ils créèrent une monster-ball qui fit exploser la bête comme une baudruche. Et cette fois, c’est tous nos amis qui furent recouverts du répugnant liquide des pieds à la tête. Voyant cela, Mathieux ne put s’empêcher d’éclater de rire.

     Caché derrière un arbre, Dovak guettait toute la scène.
Dovak : « Decker, récupère nos deux amis et on rentre à la base. Vous ne perdez rien pour attendre. Le jour de ma vengeance sera terrible. »

     Alors que nos amis se remettaient peu à peu de leurs émotions, une voix se fit entendre dans les hauts parleurs de toute la surface de jeu :
Sylvain : « Je vous félicite tous. Cette seconde épreuve est maintenant terminée. Vous pouvez revenir au camion du stand d’accueil. De plus amples informations vous seront fournies. »

     Tous nos amis se rendirent au camion podium où les attendaient déjà Christophe, Jean-Noël et Laurent. Sylvain, l’arbitre du tournoi, les attendait avec une apparent impatience.
Sylvain : « Enfin vous voilà ! Vous en avez mis du temps. »
Xavier : « Il faut le temps de venir. Nous étions à trois kilomètres d’ici. »
     S’approcha un homme d’une trentaine d’années, que Xavier avait remarqué car il les observait depuis leur arrivée à Paris.
Sylvain : « Je vous présente Jeff, le sélectionneur pour l’équipe de France de virtua-game. »
Jeff : « Je dois sélectionner vingt joueurs pour la saison 96-97. Ce sera la première coupe de virtua-games. Ce sont des jeux vidéo ou des sports d’équipe en version virtuelle. J’ai le plaisir de vous annoncer qu’un d’entre vous a été retenu. »

     Tous nos amis se regardèrent avec étonnement. Les Félina et Paris VIII n’étaient pas au courant de ces sélections. Alors que tous nos amis sont encore sous le choc de la nouvelle, un coursier s’approche d’eux.
Le coursier : « Un télégramme pour Mr Cassi. »
Cassi : « Oui, c’est moi. » dit t’il à la façon de quelqu’un que l’on sort brutalement du sommeil.

Jeff : « J’ai choisi de prendre dans cette première sélection de l’équipe de France, Antony. »
     La nouvelle tomba comme la guillotine sur sa victime.
Antony : « Moi ?!!! », dit-il avec un étonnement tout à fait naturel.
Jeff : « Mes critères de sélection étaient la force, la vitesse et la connaissance du combat. Sur le train Antony s’est révélé être très agile pour monter sur le wagon, il a fait preuve de force en affrontant l’indien, et de connaissance au combat en utilisant cette arme magique que je ne connaissais pas. »
Sébastien : « Normal, crétin, c’est son pouvoir magique. », se dit-il en lui même.
     Jeff tendit une feuille de papier à Antony, qui le regarda d’un air interrogateur.
Jeff : « C’est le contrat pour intégrer l’équipe. »
     Xavier quitta un instant des yeux Antony qui regardait son contrat comme un enfant qui vient de recevoir un cadeau pour porter son attention sur Cassi qui tenait entre ses mains le télégramme et semblait pétrifié de stupeur.
     Ne répondant pas à ses questions, Xavier lui prit le message des mains pour le lire.
 
 



Bureau du service national

 Vous êtes invité a vous rendre dans le centre de recrutement militaire de votre département pour faire votre service national militaire en date du 02/09/1992.

Dans l’attente de votre arrivée,
le chef de garnison.


     Xavier ne sut quoi répondre. Cassi s’éloigna un moment du groupe.
Xavier : « Et merde. Après la perte de Stéphane et le contrat d’Antony, maintenant ça !! »
Cyril : « Xavier, qu’est-ce qu’il a ? »
Xavier : « Il vient de recevoir un message de l’armée. Début septembre il doit faire son service militaire. On perd un autre combattant pour un an. »
     Non loin de là, les Félina avaient suivi toute la scène et gloussaient comme des poules.
Cristal : « Voilà l’avantage d’être une fille. »
Sharon : « Et un gêneur de moins pour un petit moment. »
Xavier : « Encore un mot de ce genre et je vous transforme en manteaux de fourrures. »

     Elles avaient visiblement touché un point faible. Xavier était attristé par le départ de Cassi car les Cyber Fighters commençaient à former une vraie famille comme il n’en avait jamais eue. Et ça, personne ne pouvait le comprendre.

     Il se rapprocha de Sylvain pour connaître la suite des événements.
Sylvain : « Cette seconde manche servait, en fait, à aider les sélections pour l’équipe de France de virtua-game. C’est la troisième et dernière manche qui permettra de savoir quelles seront les trois équipes qui partiront à Tokyo pour représenter la France. Tout se jouera ce soir à huit heures dans une partie de tir laser. »
Cyrille : « Merde, je suis nul au maniement d’arme. »
 

     Le moment tant attendu arriva rapidement. Cassi n’avait pas prononcé un mot de tout le repas et tout le monde se faisait du souci pour Stéphane.
Cristal : « Bonne chance à vous, et que le meilleur gagne », dit-elle en tendant la main vers Xavier.
     Ce dernier lui serra la main dans un geste de courtoisie ; le premier venant des Félina.
     Les Pixmen, les Sex Surfeurs, Paris VIII et les Félina entrèrent sur l’aire de jeu. Les participants devaient atteindre le plus de cibles possibles. Interdiction d’utiliser les costumes de Coalition (donc celui de la source). N’était autorisé que le laser.

     L’ambiance du lieu était très high-tech, limite cyber punk. Fumée, lumières tamisées, rues sombres étaient le décor de cette épreuve. Chacun des participants s’était séparé pour pouvoir rapporter le plus de points à son équipe.
     Sébastien marchait dans une rue étroite sans prendre de protections. Trois monstres virtuels lui tombèrent dessus avec la rapidité de l’éclair. Le premier, qui ressemblait à un loup fut explosé au premier tir. Les deux autres, des zombies, furent explosés tous deux d’un seul tir laser.
     Cyrille, pas très à l’aise, surveillait sans cesse derrière lui, mais c’est en se retournent que cinq monstres apparurent. Il en éclata trois, mais les deux autres ripostèrent. Il s’en fallut de peu qu’il soit touché. Les montres s’approchaient de lui, menaçants. Angel arriva, telle la providence, et explosa les deux derniers monstres.
Cyrille : « Merci, je m’en serais jamais sorti tout seul. »
Angel : « Si tu veux, on peut faire le reste du jeu ensemble ? »
     Et ils partirent tous deux. Pendant que Xavier, Lionel et Mathieux étaient pris entre deux feux, Cyril, Mathieux et Cassi arrivèrent en renfort. Mais l’ennemi était toujours supérieur en nombre. L’équipe de Paris VIII, Sébastien, Cyrille, et les Félina arrivèrent à leur tour. Cela permit à nos amis de renverser la situation à leur avantage. En quelques minutes, tous les monstres furent éliminés.
Xavier : « Beau travail d’équipe. »
Angel : « Super. »

     Mais les réjouissances furent stoppées net par quelque chose qui fit trembler le sol.
     Un Master arrivait. Ainsi que le sprite négatif rencontré dans la forêt.
Xavier : « Que chacun utilise son arme à la puissance maximum. C’est le seul moyen pour détruire un monstre de cette taille. »
     Les seize tirs groupés étaient aussi puissant qu’un tir de roquette, mais le monstre résista un moment. Nos amis durent insister un moment avant qu’il n’explose. Une pluie de pixels de toutes les couleurs tomba sur nos amis qui dansaient et riaient comme des fou.
Sébastien : « C’est fini. Le tournoi est enfin fini. »
Xavier : « Vite, allons rejoindre Sylvain pour connaître les résultats. »
 

     Arrivés au camion podium, nos amis n’en pouvaient plus, l’atmosphère était tendue à son maximum. C’est Sébastien qui prit la parole et demanda :
Sébastien : « Alors, quels sont les scores ? »,dit-il d’un ton impatient.
Sylvain : « C’est incroyable, les quatre équipes (Pixmen, Sex Surfeurs, Paris VIII, et Félina) sont toutes à égalité avec 2 000 560 points pour cette dernière épreuve. »

     Ce fut une explosion de joie. Nos amis pensaient tous aller au Japon pour le tournoi mondial, mais Sylvain mit fin à ce beau rêve.
Sylvain : « Devant cela nous nous sommes dit que nous pouvions tous vous envoyer à Tokyo, en disant que vous n’étiez pas en équipe. Mais c’est impossible, car vous êtes seize, et il ne peut partir que quinze joueurs ou trois équipes de cinq. »
Cassi : « Retirez moi de la liste des gagnants. »
Sylvain : « Pourquoi je ferais ça ? »
Cassi : « Je dois faire mon service militaire dans quinze jours. Je ne pourrais donc pas participer à la finale pour Noël. »
Xavier : « Tu es sûr de ton choix ? »
Cassi : « Bien entendu. Je ne vais pas vous empêcher d’aller à Tokyo, alors que je serai ailleurs. »
Sylvain : « OK, je vous inscris tous pour le tournoi mondial. »
Tous : « Hourra !! »

     Le championnat venait de s’achever. Des milliers de personnes dansaient dans les rues, au son de la musique diffusée sur Spliter FM.
     Tous le monde était heureux sauf Cassi qui aurait tant voulu visiter le Japon. Il était resté un peu à l’écart des autres, il ne se sentait pas l’âme à faire la fête, mais Xavier vint le chercher.
Xavier : « Viens, c’est aussi grâce à toi qu’on part tous. Si quelqu’un doit être triste, c’est Stéphane, il est Dieu seul sait où. »
Cassi : « Après tout, ce n’est pas la fin du monde. Après mon service, je vous rejoindrai, et nous serons à nouveau tous ensemble. »

     Nos amis dansaient, pour oublier quelques instants leur combat contre Dovak et s’amuser avant le départ d’Antony, pour l’équipe de France ; Cassi, pour son service et Laurent, pour un stage de trois mois en Angleterre pour son travail de cuisinier.

     Et pendant ce temps, quelque part dans un des mondes virtuels :
Ostiak : « Dovak, tout le matériel est-il en place ? »
Dovak : « Bien sûr, cette nouvelle base est une pure merveille. Decker a investi ses nouveaux laboratoires et l’usine de cyborgs de combat est déjà en route. »
Ostiak : « Bien, tout doit être prêt pour envahir Tokyo dans trois mois. As-tu fait libérer Jérôme de cette prison ? »
Dovak : « Bien sûr, et Romain et Antoine sont à l’infirmerie. Nous allons leur porter une attaque qui sera si puissante qu’ils ne s’en relèveront pas. »
 

     Très loin de là, dans une contré désertique, Stéphane gisait sur le sable ; inconscient. Il avait atterri dans ce qui semblait être un désert. Cela est étrange car la porte la fait voyager dans le temps et non dans l’espace. L’endroit (Paris donc) devrait être peuplé avec des tas d’habitations. Mais il n’y avait que des dunes et du sable. Une légère brise faisait bouger ses cheveux mais tout le reste de son corps était immobile.
     Un homme s’approcha de lui. Il était chaudement vêtu et son visage était couvert pour le protéger des tempêtes de sable et du soleil. Il se pencha sur notre ami et tâta son pouls.
L’homme : « Il a de la chance. Il est encore en vie, seulement déshydraté. On l’emmène au camp. »
     Deux autres hommes le soulevèrent et le portèrent sur leurs épaules.
 

     Stéphane est en vie . . .
     Mais comment se fait-il qu’un désert se trouve à la place de Paris ?
     Qui sont les personne qui ont sauvé notre ami d’une mort certaine ?

     Autant de choses étranges qui attendent notre ami dans cet environnement hostile.